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TRAVAIL DE NUIT ET TRAVAIL POSTE, QUELS EFFETS ? QUELLE PREVENTION ?

Mal de dos

Publié le 4/04/2019 - Photo Freepik.com


Travail de nuit et travail posté : de quoi parle-t-on ?

Le travail de nuit concerne tout travail effectué entre 21 h et 07 h. En principe, la durée quotidienne du travail accomplie par un travailleur de nuit ne peut excéder 9 heures. Le nombre minimal d’heures entraînant la qualification de travailleur de nuit est fixé à 270 heures sur une période de référence de 12 mois consécutifs (Article L3122-2).

Le travail posté correspond à une organisation du travail dans laquelle plusieurs équipes se relaient successivement aux mêmes postes de travail, selon un roulement prédéfini. La forme la plus connue est le 3 x 8, c’est-à-dire 3 équipes différentes qui se relaient sur le même poste pendant 24 heures (Selon la directive européenne du 23 novembre 1993).

Le travail de nuit et le travail posté font partie des horaires dits « atypiques » en opposition à un temps de travail standards, c’est-à-dire 5 jours réguliers par semaine du lundi au vendredi, horaires compris entre 5 h du matin et 23 h, avec 2 jours de repos hebdomadaires.

Les principaux effets du travail de nuit/posté sur la santé des travailleurs ?

Actuellement il n’existe pas en France de tableau de maladie professionnelle en rapport avec le travail de nuit et/ou posté. Il est à souligner que les salariés qui travaillent de nuit et/ou en horaires postés cumulent souvent d’autres facteurs de risques : physiques, psychosociaux, et organisationnels. Chez la femme, le travail de nuit augmenterait notamment le risque du cancer du sein.

nuit


Prévention des risques : les bonnes pratiques

L’employeur a pour obligation légale de prendre les mesures nécessaires pour préserver la santé et la sécurité des salariés qui travaillent pour lui. Pour cela, il doit prévenir tous les risques potentiels d’altération de la santé, physique ou morale, en rapport avec l’(es) exposition(s) professionnelle(s).

Si le travail de nuit et le travail posté ne peuvent être évités, certaines bonnes pratiques permettent d’en prévenir les effets.

Du côté de l’employeur :

Agir sur l’organisation du travail

  • Affecter en priorité les salariés volontaires à des postes de nuit.
  • Associer les salariés concernés à la définition des horaires de travail et des cycles de travail.
  • Adopter une vitesse de rotation rapide (tous les 2-3 jours) associée à une microsieste nocturne ou proposer un 2 x 8 associé à une équipe de nuit permanente.
  • Instaurer des plannings réguliers et flexibles.
  • Définir des heures de début et de fin de poste compatibles avec les horaires des transports en commun.
  • Organiser des temps d’échange entre les équipes qui se succèdent
  • Prévoir des temps de pause pour permettre une microsieste nocturne.
  • Planifier en début de nuit/poste les tâches nécessitant une forte attention.
  • Chez la femme enceinte, il est recommandé d’éviter le travail de nuit et/ou posté à partir de 12 semaines d’aménorrhée.

Adapter les horaires de travail

  • Eviter les postes longs, supérieurs à 8 heures et repousser le plus possible l’heure de prise de poste du matin.
  • Aménager le système horaire afin qu’il interfère le moins possible avec la vie familiale et sociale des salariés.

Adapter les locaux de travail

  • Revoir l’environnement lumineux : intensité lumineuse assez importante avant et/ou en début de poste ; intensité lumineuse moins élevés en fin de poste.
  • Aménager des salles de pauses dédiées à la microsieste pour les salariés en poste de nuit.

Informer et former les salariés

  • Informer les personnes sur les effets sur la santé du travail de nuit/posté.
  • Sensibiliser les travailleurs à une bonne hygiène de vie, concernant notamment le sommeil et l’alimentation.

Consulter les salariés

  • Associer les salariés aux discussions concernant les modalités pratiques des horaires (heure de prise de poste, rythme de rotation, temps de pause…), leur permet de conjuguer au mieux leurs vies sociales, familiales et professionnelles.

Le service de santé au travail : votre interlocuteur privilégié dans l’accompagnement des entreprises. Il a la connaissance de l’état de santé individuel des salariés et celle des conditions de travail, ce qui lui permet d’informer l’employeur sur les risques encourus mais également sur l’hygiène de vie et de sommeil.

Un suivi médical spécifique pour les travailleurs de nuit/postés :

  • Une visite d’information et de prévention préalable à leur affectation sur le poste
  • Un suivi périodique par le service de santé au travail qui n’excède pas 3 ans
  • Si l’état de santé d’une personne en poste et ou de nuit se détériore, le salarié ou son employeur peuvent demander une visite supplémentaire au service de santé au travail.

Du côté salarié : une hygiène de vie rigoureuse !

Recommandations pour le sommeil

  • Eviter les excitants, la consommation de caféine peut avoir lieu en début de poste mais pas pendant les dernières 5 heures de travail.
  • Il est conseillé de ne pas se coucher l’estomac vide pour ne pas être réveillé par la faim.
  • Avant le coucher vous devez limiter les activités trop stimulantes : télévision, jeux vidéo, internet, ordinateur, sport.
  • Se coucher le plus tôt possible, chambre aérée, dans le noir, au calme.
  • Eteindre ton téléphone.

7 à 8 heures de sommeils sont nécessaires, jamais moins de 6 heures par 24 heures, en une ou deux fois.

Recommandations pour l’alimentation

  • Manger équilibrer en essayant de conserver le rythme de 3 repas par jour
  • Avant la prise de poste : des protéines (viandes et poissons), des glucides en petite quantité et des légumes
  • Après le travail, un repas plus léger favorisant les glucides
  • Au réveil, petit déjeuner complet avec un laitage et des fruits
  • Ne pas manger trop salé ni trop gras
  • Eviter le grignotage
  • Limiter les boissons sucrées, mais boire 1,5 litres d’eau par jour

Bon à savoir

  • Le sommeil de jour ne sera jamais aussi récupérateur qu’un sommeil de nuit
  • Une activité physique régulière est conseillée, sauf avant le coucher.
  • L’exposition à la lumière du jour ou intense au moins 1 h/24 h peut aider à recaler son horloge biologique.
  • Arrêter vous pour dormir 15 à 20 minutes si vous ressentez une somnolence au volant !

Source :


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